Bernie Worrell – Improvisczario

Bernie Worrell – Improvisczario

Bernie Worrell - Improvisczario - Godforsaken Music

Si on en croit la biographie, et avec tout le respect qu’on lui doit, il y a de grandes chances pour que la paroi intérieure du ventre de la mère de Bernie Worrell ressemblait en 1944 à un studio rempli de claviers, de sorte à ce que le fiston ne perde pas de temps à glander dans du liquide amniotique pendant ses 9 premiers mois de gestation. Résultat, Bernie étudie le piano dès l’âge de 3 ans pour un premier concert classique à 4 ans, écrit son premier concerto à 8 ans et joue avec le Washington Symphony Orchestra à 10 ans. Une jeunesse bien chargée qui l’amènera à terme au stade de référence mondiale en terme de clavier. Autant dire que tout ce qui comporte des touches rectangulaires blanches et noires n’a plus aucun secret pour ce membre de l’illustre Rock’n Roll Hall Of Fame, pour l’ensemble de son oeuvre.

Essentiellement connu pour être l’un des membres fondateurs du supergroupe Parliament/Funkadelic de George Clinton, cet artiste à la biographie épaisse comme un Larousse reste injustement méconnu du grand public à cause de son manque de projets solos (seulement deux albums avec son live band Bernie Worrell and The Woo Warriors mais totalise malgré tout un nombre impressionnant de collaborations hétérogènes avec Bill Laswell, Deee Lite, Bootsy Collins, Prince Paul, Mos Def ou The Pretenders. Le Wizard of Woo nous fait cadeau de cet album Improvisczario à qualifier de quasi-indispensable autant pour les mélomanes confirmés que pour les amateurs de sensations jazz-funk orgasmiques!

Déjà samplé à mort par Dr Dre, Ice Cube, DMX, De La Soul ou Snoop Dogg, il s’entoure de ses claviers, des percus de Will Calhoun et de la basse magique de Brett Bass pour composer ces sept titres instrumentaux au groove fantastique. La batterie qui roule et la mélodie posée de New Boss font office d’amuse-gueule avant d’entrer dans le vif du sujet. Mike Gordon et son banjo rejoignent le trio pour le meilleur track de l’album, Up In The Hills. La ligne de basse est absorbante comme une éponge, le beat est évident et le clavier sème sa bonne humeur complètement contagieuse en faisant des vagues entre périodes calmes et montées de folie. Bernie utilise son wurlitzer tel une basse sur l’organique Bass On The Line rendu encore plus funky par le sax de Darryl Dixon. Warren Haynes apporte une touche rock qui rappelle Dire Straits ou Supertramp sur les sulfureux Dirty et Killer Mosquito. Le rythmiquement barré et sans doute improvisé OK, You Can Leave Now porte mal son nom et n’a pas le privilège de terminer l’album en apothéose, et laisse terminer la boîte à musique Celeste sous forme d’une berceuse jazzy…

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