Anthony Joseph & The Spasm Band – Bird Head Son

Anthony Joseph & The Spasm Band – Bird Head Son

Anthony Joseph & The Spasm Band - Bird Head Son - Heavenly Sweetness

Anthony Joseph possède incontestablement le charisme et la magie d’un gourou. Il contemple de haut ce courant qu’on appelle voodoo funk, sous forme du carnet de route de son retour aux sources qui, même s’il lui laisse un goût râpeux sur le palet, l’inspire drôlement. Bird Head Son, surnom qu’on lui donnait dans les années 70, est le point de départ du flashback qui provoque le récit autobiographique de sa jeunesse à Trinidad, une vingtaine d’année après son exil londonien. Le groove lui était prémédité : ses parents se sont rencontrés dans un carnaval et maman a accouché de bébé Anthony Joseph en 1966, né pour prêcher la spiritualité funk à qui veut bien l’écouter. On est tout ouïe pour recevoir cette musique black aux accents roots distillée par Anthony et The Spasm Band. Ce trio basse-percus-saxophone était le moteur de son premier recueil de poésie sonores The African Origins Of UFOs. Ce groupe de potes du sud de Londres avec qui il baroude depuis dix ans se voit bouturé de nouveaux intervenants et de guests stars comme David Neerman et son vibraphone, le tromboniste Joe Bowie, et son ami Keziah Jones qui prête son feeling respectueux à la guitare et aux chœurs sur trois titres.

Comment ne pas se laisser ensorceler par Vero ? Le bras de fer s’entame entre ceux qui refusent de bouger et la vibe irrésistible de ces instrumentations black. Anthony Joseph possède ce genre de voix de prêtre dynamique et envoûtante, et en profite pour commander à son troupeau de se trémousser sur des morceaux comme Cutlass qui dévoile de superbes solos de cuivres ou la sympathique ballade Blues For Cousin Alvin. Le slam de The bamboo Saxophone repose sur légère instru qui donne du relief à la prestance d’Anthony, comme sur les douze minutes (un peu longues, certes) de la complainte Jungle qui débute par des pleurs de saxophones pour terminer au carnaval! La deuxième moitié du disque fera office de déjà entendu pour ceux qui n’ont pas l’habitude de ce genre de sons, mais attention de ne pas passer à côté de morceaux comme le funk qui pince de Robberman ou la perle afrobeat Dream On Corbeau Mountain. Anthony a parlé, alors levez vous de vos chaises et dansez!

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