Bronnt Industries Kapital – Hard For Justice

Bronnt Industries Kapital – Hard For Justice

Bronnt Industries Kapital - Hard For Justice

Il se passe des choses intéressantes chez Get Physical. Un OVNI s’envole du hangar de ce label avant tout connu pour ses sorties house et minimales de qualité. Le multi-instrumentiste anglais Guy Bartell débarque comme un poil sur le bouillon avec son rock psychédélique et cinématographique. Le gars de Bristol n’en est pas à son premier essai, car déjà remarqué avec deux albums sur le label indépendant Static Caravan. Sa passion pour le grand écran a d’abord été mise en lumière sur le surprenant Haxan, une BO de film muet de sorcellerie de 1920. Essentiellement composé à base d’instrumentations live, Hard For Justice est un hommage au cinéma des années 80, aux vieux films sci-fi de série B et horror-movies italiens. Pour vous donner une idée du côté audacieux de l’album, trois tracks ont été co-écrits avec Nick Talbot, de la révélation rock hybride Gravenhurst qui officie habituellement chez Warp.

Un poltergeist appelé John Carpenter vient bousculer nos références à l’écoute de ces huit titres. L’électronica de An Index of Corporate Art résonne entre Boards of Canada et Air, avant de sombrer dans une partition flippante qui rappelle les délires horrifiques du réalisateur/compositeur sus-nommé. Le climat de Knights Of Vipco pèse comme une enclume sur nos épaules, puis les libère grâce à ces synthés vintage et mélodies aériennes. La froide mélancolie de Threnody for the Victims of Lucio Fulci est contradictoire avec l’enjoué European Male qui concurrence à la fois Mogwaï et Sigur Ròs par ses instrumentations intenses et magiques. Peut être manquait il un peu de groove, jusque Streets of Fury qui démarre sur une ligne de basse communicative avant de malheureusement nous laisser sur notre faim avec un trip robotisant et hypnotique. La réputation dancefloor de Get Physical n’est pas totalement absente. S.T.R.Y.K.E.R donne l’opportunité aux DJs de placer dans leur set un segment italo-disco original sans se frotter aux clichés du genre. Objects of Purpose est une interlude qui maintient l’altitude sans être transcendante, avant de nous laisser avec Unbelievable Computer of Love qui résume l’album à lui seul : épique et étincelant comme un vinyle poussiéreux que l’on vient de lustrer…

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