Clark – Growls Garden EP

Clark – Growls Garden EP

Clark - Growls Garden EP - Warp Records

Clark est le genre d’artiste qui provoque l’événement à chaque fois qu’il sort le moindre EP. Depuis son album Body Riddle, les bacs des disquaires se remplissent de ses productions singulières et de plus en plus robustes. Growls Garden sert de passerelle entre son album Turning Dragon qui nous a mis une petite baffe rave en passant, et le prochain à venir cette année. Six titres, c’est plus qu’un single, c’est un mini-album qui se déguste en gardant tout en bouche le plus longtemps possible, et en découvrant de nouveaux éléments à chaque bouchée.

Chris Clark avance un peu puisqu’il pose sa voix (filtrée of course) sur le premier morceau éponyme. Un track purificateur, qui alterne mélodies épiques, mélancolie digitale et textures à la consistance si singulière, avant de plonger dans un breakbeat massif. Sans vouloir pousser à l’achat, cette pièce mérite à elle seule de mettre le disque dans le panier. Peut être que l’influence de Berlin, où tout a été composé, se reflète dans The Magnet Mine qui aurait pu sortir en 12’’ sur Tresor il y a 10 ans. Les intrusions malsaines de nappes gazéifiées gâchent l’écoute de Seaweed, et pour le coup on ne comprend pas où il veut en venir. Heureusement, la deuxième partie de l’EP surprend : Gonk Roughage se fait un petit plaisir booty techno, les synthés de Distant Father Torch vacillent comme pour accompagner un coma éthylique, et Farewell Mining Town met un point final sur une note ambient plus radieuse que ce à quoi il nous a habitué ces derniers temps, un peu à la manière de Fennesz.

Sachez que le tout est sorti en seulement trois jours du cerveau de l’anglais, qui allie une fois de plus puissance et spontanéité.

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