Gui Boratto – Take My Breath Away

Gui Boratto – Take My Breath Away

Gui Boratto - Take My Breath Away - Kompakt

Comment faire partie de la locomotive d’un courant musical en n’ayant sorti qu’un seul album ? Demandez la recette à Gui Boratto. Avec son premier long format Chromophobia sorti chez Kompakt, le brésilien a planté une piqûre mélodique bien profond dans le bras de la scène minimale, et à vrai dire on n’en attendait pas moins après le majestueux single Arquipelagio. Cette subtilité caractéristique répond bien entendu à l’appel sur son nouvel opus Take My Breath Away, dont la ligne de basse ronde du premier morceau éponyme rassure dès son entrée en scène. Composés entre une longue tournée DJ/Live, et sa vie de famille, ces onze titres affichent moins de morceaux marquant, mais n’ont rien perdu de la finesse du premier album.

Le premier single, Atomic Soda démarre de manière un peu paresseuse jusqu’à ce qu’un synthé en colère débarque au bout d’une minute. On croirait presque une collaboration avec Vitalic! Premier extrait bien nommé, qui explose comme une canette de Coca qu’on décapsulerait sous le menton après l’avoir secouée. Colors évite une répétition infinie de rythmes binaires, en proposant un morceau break-ambient dont la mélodie bien lunée aurait eu sa place sur les compilations Café Del Mar. Aussi beau qu’un track d’Apparat, Opus 17 précède No Turning Back qui se place définitivement au sommet de l’album. Une mélopée addictive qui monte à n’en plus finir, un beat entraînant, et la voix de sa femme Luciana Villanova qui embellit le tout. Bref, une invitation à la transe. D’autres points forts viennent s’ajouter à ce potentiel prochain single, comme le synthé d’Azura qui ne demande qu’à être aimé, le superbe exercice electronica Les Enfants, l’agressif et acide Ballroom, puis Godet qui clôt cette nouvelle pièce indispensable sur une note d’ambient crépusculaire…

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