Grasscut – High Down

Grasscut – High Down

Grasscut - High Down - Ninja Tune

Ninja Tune est définitivement le label dont on ne verra jamais le bout. Qu’il s’agisse de la maison-mère, de Counter records, ou Big Dada, il ne se passe pas un mois sans que l’on se prenne une gifle. Aujourd’hui, nos agresseurs s’appellent Grasscut, duo composé du compositeur Andrew Phillips et son ami Marcus O’Dair. Le premier est déjà connu pour avoir remporté plusieurs trophées et reconnaissances pour des BO de films et de documentaires, le second est double bassiste, claviériste, et accessoirement fouteur de bordel en live. Oui, paraît il qu’avec leur formule laptop/synthé/gratte/chant, ces deux bêtes de scène arrivent à agrandir les auréoles sous les aisselles. Pourtant, leur musique est loin d’être violente, il s’agit plutôt d’une déclinaison de la beauté, au sens de la mélodie, de manière plus ou moins intense. Certains y voient du Brian Eno, d’autres la relève de Daedelus. Après écoute, on peut dire que ces gens ont vu juste, car aucune de ces comparaisons n’est discutable, et c’est typiquement le genre de musique contemporaine et accessible qui mérite de rentrer dans les moeurs du peuple, avant que la FM ne fasse trop de dégâts dans les cerveaux.

High Down se résume d’abord à un piano, des bleeps et une voix d’une tristesse inquiétante et décolle d’un seul coup dans un espèce de nuage rock pour voler aux côtés de la meute Mogwaï ou Explosions in the Sky, en moins post-rock et plus harmonique. Avant la sortie imminente de l’album on a la chance avec ce maxi d’explorer trois facettes du tandem, qui je suis sûr en garde encore une poignée dans sa poche. Swallow the Day est ainsi complètement electronica, une chanson qui fait pleuvoir de fines gouttes métalliques sur une mélodie respectable, au milieu d’un triangle formé par Four Tet, Telefon tel Aviv et Apparat. Grasscut aime aussi improviser et faire un peu de hors-piste, avec le morceau folk Sorel Point qui ressemble curieusement à un dialogue, un réglement de comptes qui finira bien entre l’humain et la guitare. Euh… Vivement l’album?

Tags

About author: Tweek

Tweek

Reviewer and music lover

Navigation

You may also like...

Advertising

Advertising