Interview: tHe pEneLOpe[s]

Interview: tHe pEneLOpe[s]

tHe pEneLOpe[s]

Ce samedi 21 novembre 2009, l’Aéronef de Lille affiche complet pour une soirée placée sous le signe du label Citizen Records! Une programmation alléchante qui réunit Mo DJ en warm-up, puis en apéro du nouveau live de Vitalic, on retrouve The Penelopes en DJ set. Même s’il s’agit d’un groupe plutôt à l’aise en concert, les platines leur vont bien et ils délivrent une sélection qui emballe un public déjà chaud avant d’attaquer la tête d’affiche! Je les rencontre dans leur loge pour discuter autour de leur nouvel album avant de les laisser enchaîner du disco, de l’electrotek, du Prodigy et du Chemical Brothers…

The Penelope[s] & Morpheus - Stuck in Lalaland & Remixes - Citizen RecordsTheClubbing : La nouveauté du nouvel album, c’est la collaboration avec Morpheus. Vous aviez fait un morceau ensemble sur le premier album, comment s’est passée la rencontre avec cet artiste? D’où est venue l’idée de sortir un album complet?
tHe pEneLOpe[s] (Axel) : On jouait en after show de Human League et Morpheus assurait le warm-up ce soir là. On lui a envoyé une démo, ça lui a plu, puis le morceau est devenu un single sur le premier album, et les gens ont bien aimé! D’où cette collaboration, qui est finalement plus un side-project.

TheClubbing : Avec le recul, quelles sont pour vous les différences fondamentales entre The Arrogance Of Simplicity et votre dernier album sorti avant l’été 2009?
tHe pEneLOpe[s] (Vincent) : Sur le premier album, c’était des morceaux composés sur deux ans qu’on a spécialement retravaillés dans notre home studio. Ici, il y a un vrai travail de studio, on s’est posé avec l’objectif de faire un disque. On avait envie de ce genre de démarche, de se lever le matin et d’aller travailler sur l’album plutôt que de rester chez nous. On a déménagé tout notre matos, et le courant est bien passé avec Arnaud Rebotini qui produit l’album et qui nous a guidé. C’était d’ailleurs la première fois qu’il produisait un album!

TheClubbing : Y a t’il des évolutions sur scène, tant au niveau de la mise en scène (costumes, masques…), que de la configuration?
Axel : Niveau config, on a un nouveau batteur. Ca paraît pas grand chose mais dans l’électro, quand tu joues en club c’est tout de suite une autre logistique! Sinon, il y a toujours une mise en scène, et on dégage autant d’énergie, la base de nos concerts.

TheClubbing : Vous dégagez effectivement beaucoup d’énergie en live. Ce soir vous jouez, en DJ set, c’est pas un peu frustrant?
Vincent : Si! On ne le fait pas souvent. En live, tu défends tes propres morceaux, et en DJ set tu joues les morceaux des autres donc forcément tu prends pas le même pied avec les breaks des autres qu’avec les tiens. Mais rien n’empêche de t’amuser quand tu mixes! Par contre c’est pas possible de dégager la même furie qu’en concert, c’est pas comparable.

TheClubbing : Priceless Concrete Echoes. C’est le titre du dernier album, qu’est ce que ça veut dire?
Axel : C’est tout simple. C’est le résultat d’un cadavre exquis entre moi, Vincent et Morpheus. On a écrit chacun notre tour un mot qu’on trouvait poétique et le résultat sonne bien finalement. Par contre dans un autre ordre, un peu moins, c’est sans doute la meilleure combinaison! (rires)

TheClubbing : Vous avez un son relativement différent des dernières sorties Citizen Records (Mondkopf, Donovan,…), vous sentez vous proches de ce genre d’artistes?
Axel : On aime bien ce label parce qu’ils ont une vraie identité, un certain univers. On ne s’est jamais senti plus ou moins proche de tel ou tel artiste mais notre but c’est de continuer à faire la musique qu’on aime, ce qui nous permet peut être de nous démarquer. Voilà, on fait notre musique sans copier le son des autres!

tHe pEneLOpe[s]TheClubbing : Etes vous beaucoup sollicités pour des remixes?
Axel : Oui on a eu pas mal de commandes, surtout au moment de l’explosion de la minimale. Mais remixer un instru, ça nous intéresse pas… En général on refuse, mais on a peut être tort! Là on a environ cinq remixes sur le feu dont un pour les Puppetmastaz. On a fait un truc rigolo, les gars l’ont écouté et sont plutôt fans du résultat. On a même rencontré Mister Maloke qui nous a dit qu’il avait bien aimé (rires). On a aussi un remix qui va arriver pour Zoot Woman et un autre pour un groupe de rock qui devrait monter, mais je ne peux pas t’en dire plus pour le moment!

TheClubbing : On a droit à une surprenante cover de Nouvelle Vague sur le maxi Stuck In Lalaland, vous avez le potentiel pour faire des covers plutôt que des remixes, ce genre d’exercice vous intéresse?
Vincent : C’est marrant que tu parles de cover, c’est écrit remix sur les plate-formes mp3, et même sur le maxi ! Mais Nouvelle Vague en a vraiment fait un nouveau morceau.Au début on avait un peu peur, parce que Nouvelle Vague a l’habitude de reprendre des groupes ‘morts’! (rires)

TheClubbing : C’est plutôt flatteur, non?
Vincent : Oui c’est sûr, et ça fait bizarre de passer après Depeche Mode! Ca nous intéresse effectivement, d’ailleurs on en prépare une d’un morceau connu pour le prochain album.

TheClubbing : J’ai lu que vous aimiez beaucoup la littérature. De quel manière ce genre d’influence se répercute t’elle dans votre musique?
Axel : Oui, on aime bien, ça peut se sentir surtout dans la manière de construire les mélodies par exemple. Il y a aussi un gros travail sur les textes par Morpheus, c’est pas des paroles gnan-gnan comme on entend beaucoup…

TheClubbing : Votre Top 3 du moment?
Vincent : C’est difficile comme question… C’est pas pour lui faire de la pub, mais on adore le morceau Poison Lips de Pascal (Vitalic, ndr), c’est électro mais ça sonne carrément nouveau! On écoute beaucoup de choses différentes. En ce moment on aime bien Rory Phillips qui est un excellent remixeur, tous les trucs disco nouvelle génération, par exemple Simian Mobile Disco a fait un truc electro-piano avec Beth Ditto, la chanteuse de Gossip, c’est très bon, il y a aussi The XX, un groupe rock/trip-hop qui va aller loin!

Merci à Axel et Vincent, à Florent et Elise de Citizen Records et à Danièle de l’Aéro pour cet entretien.

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