High Tone – Out Back

High Tone – Out Back

High Tone - Out Back - Jarring Effects

Trois ans après Underground Wobble, album indiscutablement très difficile d’accès, High Tone signe un cinquième album moins expérimental, en priorisant toujours leurs envies avant de chercher la hype. Le quintet continue de mélanger allégrement tous les courants musicaux en gardant une ligne de conduite dub, style avec lequel ils se sont imposés ambassadeurs en France. Ils font d’ailleurs partie des rares groupes qui repoussent le genre dans ses tranchées à ce point, mais quoiqu’il en soit, les lyonnais ont beau faire ce qu’ils veulent, prendre des raccourcis et chicanes à chaque album, les connaisseurs vous diront à tous les coups : « ça serait pas du High Tone que tu me passes là? » Cette marque de fabrique persiste entre sons traditionnels, scratches subtilement placés et ambiances caractéristiques, sur cet album réparti sur deux disques, Dub Axiom et No Border.

Spank s’influence des courants les plus fats su moment, entre glitch, dubstep et dub pure souche. Aussi massif que Dub What…, roots au possible grâce à ce mélodica qui rend le tout plus authentique, à contrario des centaines de tubes du genre qui ne pensent qu’à faire de la gonflette. Toujours fidèle à Jarring Effects, High Tone s’entoure d’artistes maison, crèmes du hip-hop, comme le charismatique Oddateee sur Liqor où il s’amusent avec leur Game Boy, ou l’électrique Ben Sharpa dans un exercice grime malsain. Dirty Urban Beat porte bien son nom. C’est lourd, ça fait poum tchak et c’est peut être ce qu’High Tone a produit de plus « anglais » jusqu’à aujourd’hui. Ils savent malgré leurs recherches rester accessible, par exemple Home Way qui s’apparente aux battements de coeur d’une ville indienne, l’aérien Boogie Dub Production, ou Rub-A-Dub Anthem qui porte fièrement les couleurs vert-jaune-rouge, en un peu plus flashy et actuel! Même s’ils n’oublient pas l’outil reverb classique sur l’atmosphérique Altered State, excellente thérapie pour se reposer de tous ces martèlements. Mais les lyonnais ont définitivement décidé de frapper fort : Ollie Bible pèse une tonne, mais sans étouffer son interlocuteur et le pachydermique Uncontrolable Flesh risque de rendre fous les festivaliers cet été. La terre va trembler!

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