The Qemists – Join The Q

The Qemists – Join The Q

The Qemists - Join The Q - Ninja Tune

Ouais, le premier long format des Qemists est un enchaînement d’assassinats drum’n bass, et alors ? Rappelons qu’il s’agit quand même de l’un des albums les plus attendus de 2009. A force de nous mettre l’eau à la bouche avec des maxis, l’appétit allait finir par s’estomper. Clairement, chaque titre possède le potentiel de devenir le prochain sur la liste des singles. On commence par du lourd (adjectif qui fait figure de pléonasme quand on parle d’eux), à savoir le hit rock’n bass Stompbox qu’on a eu le temps d’écouter mille fois mais heureusement, tout est fait pour ne pas s’en lasser. Même tarif pour les titres aux guitares massives issus des autres EPs, Drop Audio avec MC ID, le gigantesque Lost Weekend avec le chanteur de Faith No More, Mike Patton ou le mélancolique When Ur Lonely aux influences dancehall. La sortie de l’album coïncide avec un nouveau single, déjà chroniqué dans ces pages, qui montre que le trio de compositeurs sait sortir autre chose que de la jungle teintée de rock (voir la chronique de Dem Na Like Me).

En fait, le disque n’est pas une grande surprise puisque la moitié des morceaux a déjà tourné sur nos platines et usé nos cellules. On pourrait presque parler de best of avec quelques inédits en bonus, le meilleur moyen pour nous d’avoir toutes ces tornades condensées en un seul cd. Cette musique ne passe pas que dans les mains du triangle de Brighton composé de Dan Arnold, Leon Harris et Liam Black. Une flopée de guests, en majorité vocaux (ils n’ont besoin de personne pour le reste), les a rejoint, comme Jenna G sur On The Run beaucoup plus dance et mainstream, qui rappelle la fraîcheur des productions actuelle de Q Project. Des montées indécentes, des breaks qui rendent dingues, le tout poussé par Zoe Devlin Love sur le fat et sexy S.W.A.G. ou le champion beatboxer anglais Beardyman qui claque ses dents sur le saccadé Soundface. Petite baisse de régime sur Got One Life qui peine à décoller, heureusement effacé par la mélodie salvatrice de la conclusion The Perfect High.

Join The Q ? Une sorte d’insecticide géant pour clubbers, et il suffit d’un pschitt pour vous rendre fous…

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