Fedaden – Broader

Fedaden – Broader

Fedaden - Broader - Nacopajaz' Records

On vous a parlé de Fedaden il y a tout juste un mois, avec Verdad, extrait anticipé qui nous a régalé lors de sa sortie en maxi, et qui introduit cet album comme pour nous prendre par la main et nous emmener dans son univers. On a adoré, et pour votre information, l’album c’est pareil, mais en mieux. Il y a quatre ans, le toulousain offrait un premier album éponyme, puis une pièce abstraite de 35 minutes sur le label Edogm, et enfin Palabras qui le montrait sous un jour ambient et moins facile d’accès. Au rayon beauté et soins des oreilles, 2008 avait Walls de Apparat, 2009 aura Broader de Fedaden en tête de gondole. Denis Fedabeille décompose les sons avec une minutie d’horloger, si bien qu’on a du mal à se souvenir si la France a déjà offert quelque chose d’aussi fabuleux dans ce style!

Il enfile son tablier de chirurgien esthétique pour s’occuper de morceaux en apparence banals dans les premières secondes, mais qui se voient vite siliconés par un beat tranchant ou des nappes organiques comme sur Broader, beau à pleurer. La voix vacillante et efféminée de Dominique A colle parfaitement à la mélodie pigmentée de notes de piano hachées menues sur Danseur Inutile, seul morceau vocal et subsidiairement jolie surprise. Partant d’une ambiance de marchand de sable, Music Box devient un bûcher où flambent une ligne de basse colossale, un beat presque techno et des sursauts acides, de la même manière que le querelleur Key et son synthé carnivore. Avec The Perfume, la moitié du (temporairement ?) défunt duo Del Wire nous invite à faire un plongeon dans sa fontaine de jouvence, douce comme du miel. L’inquiétant mais bien-nommé Mélodie calme le jeu un instant. Pas pour longtemps, puisque Buralta provoque Clark et Funkstörung dans le même temps en déroulant cette guirlande illuminée de breaks et de bleeps d’une richesse incroyable. Lluvia continue sur le même cheval et on persiste à croire que si chaque trouble du plaisir était une quille, Fedaden aurait fait un strike. Il démolit le décor environnant pour nous immerger dans une écoute passionnelle, également procurée par Sour, où il se rapproche des ambiances flippantes de Gridlock sous un masque plus mystique. On a déjà du lui faire, c’est à Contrecoeur qu’on voit cet album se terminer, sur des sons de cloche qui dissimulent un morceau caché, version intense de Broader.

C’est rare de le constater, donc écrivons le en majuscules : UN SANS-FAUTE!

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