Various Artists – Citizen Records RMXS

Various Artists – Citizen Records RMXS

Various Artists - Citizen Records RMXS - Citizen Records

Si chaque maxi sorti de l’écurie Citizen Records fait mal, c’est aussi parce que les remixeurs sont souvent judicieusement choisis, capables de transformer le morceau original en une boucherie dancefloor d’une autre race. Ce nouveau recueil qui devait sortir un jour ou l’autre en toute logique, propose douze classiques (sortis chez Citizen ou non) datant de 2006 à 2009, des artistes incontournables de la scène électro revus par des artistes incontournables de la scène électro, et inversement. Citizen a l’habitude dans ses compilations (la Villa Rouge par exemple) de présenter des artistes déjà confirmés mais aussi des rookies qui commencent tout juste à faire parler d’eux, d’un côté et de l’autre du miroir : Matzak revoit la révélation Mondkopf dans un exercice qui plaide coupable pour faire tourner la tête des gens, notre nouvelle star nationale Yuksek triture un morceau du jeune Rolf Honey avec la conscience electro breakbeat à laquelle il nous a habitué à ses débuts. Le classique électro-rock qui a révélé Monosurround est revu sans pitié par Fukkk Offf qui sort un premier album dans le même temps et emmerde tout le monde avec ses lignes de basse qui feront des victimes de la route.

The Micronauts met sa patte purement techno au service de Jean Nipon pour un remix électrique et globuleux. Vitalic, moins radical qu’à son habitude, reprend un track de Heartsrevolution, en ayant bu à coup sûr un café avec The Hacker avant d’attaquer le remix. Le grand moustachu Arnaud Rebotini apparaît par deux fois. La première avec son groupe Black Strobe, spécialistes de l’exercice, secouant le gentillet Demian de The Penelopes dans un blender avec de la trance et des glaçons. Sans doute l’un des meilleurs travaux de la compil! Plus loin, c’est Terence Fixmer qui offre une relecture du Swamp Waltz tiré de son album solo, qui porte bien son appellation de Mental Remix. Parmi tous les remixes dont les Teenage Bad Girl ont fait les frais, Citizen a opté pour le plus sombre, celui de Donovan qui s’inscrit parfaitement dans cette mouvance agressive et déstructurée. Il faut avoir les couilles bien accrochées pour remixer les turbines de John Lord Fonda. Pourtant, Scratch Massive s’y attèle à coup de techno aérienne, puis Alan Braxe donne à l’excellent So Far Away une couleur années 80 qui ferait plaisir à Visage ou Soft Cell, en gardant la pugnacité originelle du morceau. Pour terminer cette description sommaire, retenez qu’il ne faut jamais laisser vos enfants à garder à Tepr, vu comment il s’occupe du Glitch de Missill…

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