Louderbach – Autumn

Louderbach – Autumn

Louderbach - Autumn - Minus

Non seulement ce disque de Louderbach est un bond en avant considérable pour la scène techno minimale, mais c’est aussi sans discussion possible l’une des sorties les plus abouties du label de Richie Hawtin. Autumn est résolument plus profond que son prédécesseur Enemy Love sorti en 2006, et le duo s’inspire toujours autant des pionniers krautrock et psychédéliques du début des années 80 pour dessiner des ambiances cinématographiques presque malsaines, que l’on imagine capables de filer le cafard à Sliimy. Ainsi, le designer, développeur, grand collectionneur de disques et vocaliste Gibby Miller s’appuie sur les textures bâties par Troy Pierce, l’un des piliers de Minus. Communément influencés par des groupes comme Bauhaus, Coil et Joy Division, ils se mettent au travail depuis leur domicile respectif, l’un créchant à Los Angeles, l’autre à Berlin.

Le morceau-titre est une intrusion dans un monde futuriste, limite stéréotypé avec son vocoder et sa mélodie d’odyssée de l’espace. Cette introduction ouvre la porte à Seems Like Static, sur lequel Miller peine à chanter juste, et c’est peut être cela qui donne un charme basique au morceau en apparence banal et qui rappelle de loin les travaux les plus froids de Depeche Mode. One Hundred Reason semble avoir été composé dans le brouillard et monte péniblement jusqu’à devenir complètement hypnotique, puis c’est Notes qui a l’honneur de donner un premier exemple du savoir-faire pop de Louderbach. On est proche de Swayzak, prisonniers de ces arrangements aquatiques qui se transforment en glace au fur et à mesure, de ce beat tout rond et ces nappes éthérées. Un bel exercice dancefloor qui laisse ensuite le groove métallique de Nothing More Than A White Poison s’exprimer. Troy Pierce ne devra pas s’étonner s’il est contacté pour composer la bande-originale d’un polar noir, tant les ambiances cinématiques ont la capacité d’influer sur votre moral. Par exemple, la ligne de basse de So This Is Control illustrerait pas mal un road trip nocturne. Pour terminer, Shine renforce notre hâte que Louderbach se lance dans un album de pop music aussi joyeusement narcotique…

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