Naïve New Beaters – Wallace

Naïve New Beaters – Wallace

Naïve New Beaters - Wallace - Cinq7

David Boring le chanteur américain, Martin Luther BB King sexy guitar player, et Eurobelix the machine man. Les présentations sont faites, on peut y aller. Ce brelan de musiciens aussi farfelus que talentueux tient déjà une place importante dans nos pages. Une interview, puis un Demo EP en forme de bande-annonce chroniqué dans ces pages était déjà un bon point de départ pour laisser couler quelques litres de salive en attendant l’album. Après quelques dates de Mexico à New York en passant par Aulnoyes-les-Valenciennes, David n’a toujours pas quitté son poncho, Eurobélix sautille toujours comme un criquet derrière son pupitre clignotant, et Martin doigte toujours sa guitare avec autant d’élégance. NNBS tente donc de retranscrire cette énergie live accumulée notamment aux côtés de Cassius ou The Kills sur un album complètement Wallace. Dix titres s’offrent à nous et confirment sans contestation possible le buzz justifié, déployé par cette union entre rap, énergie rock’n roll et rêve américain.

Les Naïve n’ont pas été chercher les plus mauvais pour obtenir un coup de main sur la production. Wallace a été enregistré avec le producteur londonien Clive Martin (Queen, Stereophonics, Dolly ou Superbus), puis mixé à Londres par Nick Terry, une valeur sûre qui a déjà mis en relief les disques de Klaxons ou Simian Mobile Disco. Toute l’attention est maintenant portée sur ces trois mecs volontairement habillés comme des sacs en live, des goûts vestimentaires qui contrastent avec leur fraîcheur et leur bonne humeur contagieuse. Ready guys ? L.A. Trumpets est une courte introduction complètement funky en forme de préliminaire au coït hip-pop qui va suivre, avec pour commencer le dernier single Get Love. C’est sans doute la facette la plus Don Juan des NNBS, le genre de morceau qu’ils doivent jouer quand ils ont envie de pécho la groupie du premier rang après le concert. Sympathique, mais pas aussi marquant que le reste de l’album. Par exemple, on a déjà entendu Live Good cent fois, mais une nouvelle centaine au compteur ne dérangerait personne, encore moins si on se met le clip en fond visuel. Les six bras des NNBS vous portent en slam sur Wow Now, parfait exemple d’une pop bourrée de bonnes idées et au refrain qui vous collera à la semelle comme un chewing-gum (un Hollywood of course) sur le bitume en plein soleil. Même tarif sur Can’t Choose, sans doute l’une des plages les plus épiques du disque, la guitare mal huilée et le groove imparable de Janeiro, l’autobiographie Boring David, ou le sucré Just Another Day, énervant de simplicité, et non dénué d’humour troisième degré présent tout au long des 40 minutes.

Où que vous soyez cet été, dans n’importe quel festival, vous avez au moins une chance sur deux de les croiser. Faudra avoir une bonne excuse pour oser me dire que vous les avez loupés…

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