Joakim – Milky Ways

Joakim – Milky Ways

Joakim - Milky Ways - Versatile Records

Il nous tardait d’avoir des news de chez Versatile. A vrai dire, pas de signe de vie depuis la compilation 2008. Joakim, occupé par son label Tigersushi (avec la sortie récente de Krikor) ravive la flamme avec la sortie de son nouvel album, Milky Ways, trois longues années après l’intemporel Monsters & Silly Songs. Souvenez vous de l’anecdote, le pauvre avait perdu l’intégralité de cet album lors d’un crash de disque dur. Pas de mauvaise blague cette fois-ci, Milky Ways est inspiré de ses tournées en compagnie de son live-band The Disco, et il est vrai qu’une envie irrépressible de les voir sur scène émane de chacun des morceaux. Petite nouveauté, la voix de Joakim qui, même si elle est torturée, laisse traîner quelques gimmicks bienvenus sur ces dix titres de rock électrisant. 
 
Comme si une fanfare passait devant une bande de marabouts, Back to Wilderness affiche une intro qui laisse perplexe et suscite une petite appréhension pour la suite des évènements. Une batterie live commence à taper du poing dans le boomer et Joakim se décide enfin à visser sur sa tête la casquette rock expérimental bien colorée qu’il porte depuis son précédent album, avec cet instrumental tourbillonnant et saturé qui doit faire son petit effet en live. Le robotique Ad Me monte presque sur des podiums disco dans ses moments les plus épiques, et le fantomatique et froid Fly Like an Apple, rappelle forcément Kraftwerk, c’est plus fort que nous. Plus soft, Glossy Papers est une ballade electro-folk(lorique) vocoderisée qui rappelle quelques trips à la Air. A l’inverse, Love & Romance & A Special Person est LE morceau purement club, le genre naïf mais qui fait voir des étoiles, comme le single Spiders, vrai track pop aussi spontané qu’indescriptible et qui prend curieusement une allure de house 90′ ! Un mélange nostalgique qui fait mouche ! Le trio The Disco fait bien son boulot sur Medusa ; un bourdonnement insupportable passe le bâton à une pop enjouée qui ressemble à du Grizzly Bear, mais à qui on remplacerait la guitare par une TB 303 et la basse par un ticket pour l’espace. Joakim termine avec le sucré Little Girl, basé sur un poème de William Blake, pour redescendre en douceur…
 
La scène française compte déjà l’un de ses albums de l’année. A surveiller, le revenant Etienne Jaumet, qui sort le mois prochain chez Versatile!

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