Push Up! – The Grand Day Of Quincy Brown

Push Up! – The Grand Day Of Quincy Brown

Push Up! - The Grand Day Of Quincy Brown - Discograph

Quincy Brown, ça vous fait penser à quoi? Oui, une fusion impossible entre Quincy Jones et James Brown. Ce personnage imaginaire évolue dans les décors créés par Push Up! en se posant des tas de questions existentielles sur sa vie. Un reflet des interrogations issues des cerveaux bouillonnants de ce septet parisien dont la moyenne d’âge avoisine les 40 ans. Push Up! est un groupe définitivement né sur scène, nourri aux jams et aux concerts toutes les semaines dans des salles intimistes de la capitale française. On y retrouve des vocalistes comme Karl the Voice ou Sandra Nkaké, la section rythmique du groupe Ji Mob, le flûtiste Ji Drû et Mr Riff, claviériste pour Tony Allen ou Phoenix. De quoi envoyer du groove.

En passant par une introduction narrative en forme de lever de rideau, le groupe installe progressivement son âme soul dans vos enceintes. Dès les premières mesures de I’m Just A Man, les influences pour Funkadelic et Sly Stone giclent de cette furie funk obsédante. A la manière des Dub Pistols ou même Lyrics Born, Pressure There s’assimile plus à du rock urbain avec sa guitare massive qui sert de pilotis à ce morceau pourtant très black. Sans refaire le monde, le mélange des couleurs fonctionne plutôt bien comme sur la ballade Feel Like A Bird qui rappelle Morcheeba, ou I Watch TV! le genre de track qui s’écoute avec un rictus prêt à s’agrandir au moment du refrain. Au delà de What Have You Made, soul la plus simple du monde, sensuelle et sexy avec une instru capable de provoquer des érections à elle seule, Push Up! font quelques petits écarts de style. Sur Turn It On, on croit entendre une vieille intro poussiéreuse à la Scorpions ou Led Zeppelin. Seul le clavier malicieux nous aide à penser qu’un oeuf rempli de vibes funky ne va pas tarder à éclore. Bingo. Cette drôle de structure, aussi calme soit-elle, sert à introduire Push Up The Volume!, hyper chaleureux bien que dotés de paroles un peu mainstream. Et on se quitte sur Revolution, le passage dubby obligatoire, histoire de faire sécher la goutte de sueur qui perle encore sur notre front…

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