Aeroplane – We Can’t Fly

Aeroplane – We Can’t Fly

Aeroplane - We Can't Fly - Eskimo Recordings

Aeroplane, en choisissant le titre de ce single il y a quelques mois, n’imaginait sûrement pas qu’il sonnerait aussi juste au moment de sa sortie. Le hasard du calendrier veut que ce titre sorte au moment où ce duo belge se sépare et sonne comme une sorte d’adieu du duo à tous leurs fans. Bien que l’aventure Aeroplane se poursuive sous le nom de « DJ Aeroplane » avec Vito de Luca en solo, il est difficile de faire l’impasse sur l’autre membre Stephen Fasano, qui reviendra sous peu dans un nouveau projet lui aussi en solo. Ce titre, ainsi que le futur album prévu pour le 6 septembre, sont les dernières productions issues de cette collaboration longue de plusieurs années. Un album que les critiques attendent déjà impatiemment depuis plusieurs mois et dont les attentes sont encore montées d’un cran avec la sortie de ce premier EP issus de celui-ci. Aeroplane avait déjà d’ailleurs provoqué la surprise en ouvrant le 500ième Essential Mix de Pete Tong sur la BBC 1 avec ce titre divulgué alors pour la première fois. Et nous pouvons dire qu’il n’a pas fallu très longtemps pour provoquer un raz-de-marée d’éloges comme il s’en voit rarement. Le duo n’en est cependant pas à son coup d’essai. En effet, début des années 2000, le duo, officiant alors sous le nom The Spankers, diffuse un premier remix rock du titre I Don’t Want To Have Sex With You de Soldout, avant de faire quelques remixes passés un peu inaperçu sous le nom de Javelo. Mais la reconnaissance internationale arrive très vite avec le lancement en 2007 du projet Aeroplane et la sortie de leur premier EP, Aeroplane / Caramellas, dans la foulée. Devant cette approche très nouvelle du courant Nu Disco, influencé entre autre par le Rock et la Pop mais également le Psyché et les présences fortement mélancoliques, la critique internationale n’hésitera pas longtemps avant de les considérer comme les inventeurs d’un nouveau genre, le Nu Balearic Disco. Et c’est aussi donc en toute logique que ce duo soit édité sur le célèbre label Eskimo Recordings, reconnu à travers le monde entier pour la très grande qualité de ses productions mais aussi pour être un label dénicheur de talents. Ce label belge (lui aussi) a été fondé à Gand en 2000 par The Glimmers et managé (A&R) par Dirk De Ruyck. Dans un premier temps, connu essentiellement pour ses soirées et ses compilations, très vite, il collaborera avec des artistes tels que Tiga, Lindstrom & Prins Thomas, Ivan Smagghe, Optimo, Headman, Lotterboys, DJ Naughty, Chromeo, Recloose, Peter Visti, Serge Santiago, Quiet Village, Reverso 68, Mungolian Jet Set et bien d’autres encore.

Maintenant que le décor est planté et que nous pourrions résumer par: une attente énorme, un label de renom et un duo qui a chamboulé les conventions, une seule question demeure. Est-ce que ce titre est réellement à la hauteur du buzz qu’il provoque? Et la réponse qui tient seulement en trois lettres, est « OUI »! Le morceau We Can’t Fly commence avec un rythme hypnotique et des percussions bien placées accompagné d’t un vocal d’enfant qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance de ce morceau… qui est très vite rejoins par un rythme Reggae. Et là on se dit « Chapeau bas les artistes » tant ce rythme est parfaitement incrusté avec des voix gospel (enregistré dans une église en France). Mais le morceau n’a pas fini de nous faire voyager puisqu’arrive progressivement une mélodie Spatial Disco nappée et qui met un point d’orgue à la construction génialissime de ce morceau, une construction assez Pop voulue par les auteurs mais qui ne cesse de faire danser et surtout qui malgré cette approche ne perd en rien de sa qualité et de sa finesse!

Ce titre est déjà dans les classiques du genre! Un ovni dans l’univers musical actuel et qui ne fait qu’encore accentuer l’impatience avant leur premier album qui devrait être composé de 50% de sons instrumentaux et de 50% de morceaux vocaux… Ils nous ont dit ne pas avoir « triché » sur l’album qui composé entièrement par eux et sans samples. Et on terminera cette review en souhaitant tout le meilleur à Stephen dans son nouveau projet solo qui devrait voir le jour en septembre de cette année.

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Madmick

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