Angus & Julia Stone – Down The Way (Deluxe Edition)

Angus & Julia Stone – Down The Way (Deluxe Edition)

Angus & Julia Stone - Down The Way (Deluxe Edition) - Discograph

J’invite le premier qui me contredit à me jeter la première pierre, j’assume et j’encaisse. Down The Way figure dans les albums qu’il ne fallait pas louper en 2010 et c’est comme ça. Une raison nécessaire et suffisante pour le rééditer en fin d’année. Ecoutez le plusieurs fois et rendez-vous compte à quel point ce disque est d’une justesse inénarrable. Angus & Julia Stone, c’est avant tout une histoire de famille. Un frère et une soeur entourés par la musique dès les années berceau. C’est sans doute à ce moment là que la Muse les a touchés de son doigt magique, leur donnant ce talent de poète démesuré. Ce deuxième album (après A Book Like This en 2006) est le début du sacrement pour les australiens aujourd’hui Disque d’Or. C’est sans doute leurs expériences en tournée qui les a poussé à enregistrer Down The Way en nomades dans des endroits insolites du monde entier, un choix pourtant invisible dans cet album à la cohésion sans faille sur lequel règne une ambiance ensorcelante, le genre de climat qui donne envie de se faire des bisoux en haut d’une colline en laissant de temps en temps dégringoler une larme sur ce gazon si verdoyant qui n’en demandait pas tant.

Le frère et la soeur se passent le mot. Une fois c’est Angus, une fois c’est Julia qui prend le lead vocal, un ping-pong qui détruit toute potentielle lassitude, risque auquel on est souvent exposé dans ce type d’album folk. Pour commencer, Hold On vous entoure d’un ruban bleu qui matérialise la voix de gamine si attendrissante de Julia Stone. Tout ça paraît pourtant simple: Black Crow se résume à une basse discrète, une batterie flemmarde et une mélodie élémentaire à la guitare, sans compter sur Angus qui possède le même pouvoir d’ensorcèlement que sa soeur. Ca y est, une chanson chacun aura suffit à ces deux voix singulières pour nous convaincre de ne jamais quitter l’assistance jusqu’à la fin des 13 titres. On a envie de caresser les sursauts vocaux de Julia sur For You, et pas d’autre choix que de se taire devant cette force tranquille dégagée par ce petit bout de femme. Les chuchotements de Santa Monica Dream peuvent paraître un peu trop à l’eau de rose mais à leur manière, ça jette. Comme ce magnifique Big Jet Plane que tout le monde a entendu au moins une fois, ou comment des paroles basiques peuvent devenir l’un des hymnes pop de cette année 2010. Julia se transforme en chipie à couettes sur le dansant And The Boys, et Angus en blues-man sur Walk It Off. D’habitude si délicat et effleurant le micro avec ses mots, il arrive que ce dernier se lâche comme sur Draw Your Swords, mais c’est dans la chanson Yellow Brick Road que le garçon brille, une ballade qui ne paie pas de mine au premier abord mais qui se transforme en une formidable épopée poétique. A l’occasion de cette réédition qui a de quoi se la péter dans son joli digipack en tissu, le duo offre Red Berries, un album 11 titres jamais paru en France. Plus fébrile, ce bonus n’a globalement pas de quoi égaler Down The Way mais le niveau est parfois atteint et le charme opère de la même manière, notamment sur Lonely Hands, Red Berries ou Take you Away.
Si ça ne figure pas encore dans votre discothèque, voila des arguments bien solides pour compléter votre best of 2010…

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