Tim Exile – Listening Tree

Tim Exile – Listening Tree

Tim Exile - Listening Tree - Warp Records

La parfaite symbiose qui pourrait gicler d’un mariage entre Depeche Mode et Plaid s’appelle Tim Exile. La trentaine et une maturité de vétéran : le berlinois a joué du violon, chanté dans des chorales et orchestres, d’où cette présence vocale qui double l’impact que peuvent avoir ces instrumentations synthétiques sur cette espèce de révolution new wave. Tim a commencé en bas de l’escabeau en proposant de l’habillage sonore pour la télévision. Ok ça aide à manger tous les jours, mais il mérite mieux que ça, et se sert de ses compétences électro-acoustiques pour aboutir à un premier album Pro Agonist en 2005, puis un autre Tim Exile’s Nuisance Cabaret en 2006 sur Planet Mu avec des machines qu’il a lui même construit pour répondre à ses attentes et avoir un contrôle optimal sur les sons, et de ce fait une capacité d’improvisation accrue en live. Tim Exile s’incruste dans le catalogue Warp et fait la transition avec un label -Planet Mu- devenu peut être un peu trop rude pour lui.

La pochette intrigue. Les premières notes de Don’t Think We’re One aussi… Une pop spatiale qui se développe aussi sur Family Galaxy et ses couper-coller vocaux qui exploitent à mort la stéréo. Sur ce même morceau, Tim Passe habilement d’electronica inquiétante à techno midtempo avant de prendre une chicane drum’n bass dangereuse mais bien négociée. Un incroyable trois en un! Il entame un chant de guerrier sur l’épique Fortress et on aperçoit les influences de son collègue Prefuse 73 lorsque s’installe le beat syncopé de There’s Nothing Left to Me. Par contre, Pay Tomorrow donne l’impression qu’il essaye de passer sur les ondes ou illustrer un générique de dessin animé, mais tout ça paraît un peu trop facile et faussement mainstream. On a du mal à croire en lisant la bio que l’artiste possède un solide background drum’n bass, sur des labels comme Frequency, Beta Recordings, Moving Shadow ou Evol Intent. Ses origines jungle resurgissent sur When Every Day’s a Number un peu hors contexte mais vigoureux, et sur le dérangeant Carouselle entre Panacea et Rammstein! Lent et massif, le morceau Listening Tree martèle nos sens et sauve une conclusion un peu décousue (I Saw The Weak Hand Fall).

Belle surprise… Tim serait il autant à la hauteur sur scène que sur album? Un mec à découvrir en live, pour des prestations paraît il interactives…

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