The Freebeez & The Honey Horns – Bumble-Beat

The Freebeez & The Honey Horns – Bumble-Beat

The Freebeez & The Honey Horns - Bumble-Beat - Encore Music

En étant 11 dans un groupe, on a intérêt à bien s’entendre pour faire du bon boulot. Apparemment, aucun problème pour les Freebeez qui affichent une complémentarité exemplaire. Chacun a son rôle à jouer et s’éclate avec son instrument sans marcher sur les plates-bandes du voisin. Née en 2003, cette formation devient définitive et réunit tous ses soldats en 2006 en affichant entre autres guitares, percus, claviers, basse et une bonne pelletée de cuivres en la personne des 5 Honey Horns, aussi indispensables que Milou l’est pour Tintin. Qui savait que les Yvelines avaient autant de funk à revendre ? Diplômés de conservatoire ou autodidactes, les gars se font flasher par le label indépendant Encore en mettant leurs tripes à découvert sur l’étalage scénique. Cette collaboration aboutit à un EP en 2007 puis à cet album Bumble-Beat, qui donne un aperçu de leur musique, même si cette substance funk se déguste plus volontiers en concert.

La basse commence son petit jeu wah-wah sur Mr. Doobie, puis tous les instruments entament une discussion, avant que la voix de Stéphane Mazereau prenne le dessus. Ce batteur-chanteur doit avoir du sang black qui lui coule dans les veines (pourtant ça ne se voit pas) pour dégager un timbre aussi authentique! Des bagnoles auréolées du logos NYPD se lancent à la poursuite du bien-nommé Car Chase, qui prend la tangente grâce à ses trompettes énervées, sa basse folle et sa batterie atteinte de Parkinson. Un track aux accents cinématographiques qui se laisse calmer par les irrésistibles High & Satisfied et Pacific Princess, qui ouvrent une brèche pour emballer la nana qui danse à côté de vous. Godfather of Soul est, vous le devinez, une imitation de James Brown qui prend la tournure d’un hommage surprenant, pourtant écrit avant son décès. Ça risque d’être difficile mais on leur promet d’embraser les salles de la même manière que leur maître. Aucun membre n’est laissé au hasard, chacun a le droit à son solo ou son petit passage sous le projecteur. La suite de l’album est du même niveau, du bon funk à l’ancienne avec ce qu’il faut d’actuel pour maintenir ce groove chaleureux dégagé en particulier par Outside, les 10 minutes afro de Monkeys ou la spontanéité d’un Sex & Drugs & Rock’n Roll quasiment enregistré sur le vif, et où tout semble indiquer que la bonne humeur ne connaît pas la crise!

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