Miss Kittin & The Hacker – Two

Miss Kittin & The Hacker – Two

Miss Kittin & The Hacker - Two - Nobody's Bizness

AH! On ne l’attendait plus, le retour du duo électronique le plus complémentaire de France. En 2001, leur classique First Album sous-entendait qu’il y en aurait un second. Et on est content de le voir arriver dans les bacs, même si c’est huit ans plus tard, décalage qui touche bien entendu au minimum deux générations de clubbers. Chacun de leur côté, Caroline Hervé et Michel Amato sont deux icônes de la dance music hexagonale (et même mondiale) depuis quasiment deux décennies. Leur notoriété est bizarrement décuplée lorsqu’ils sont réunis autour de leur projet phare qui rassemble les férus de pop, techno ou new wave devant le même bac de la Fnac. Sobrement intitulé Two, ce second album se veut moins ‘crade’ et spontané que le premier essai qui reste, avouons-le, difficile à égaler.

La Miss n’a pas laissé sa voix caractéristique au placard. Elle ne chante pas toujours juste, ça c’est pas nouveau, mais son timbre vocal serait reconnaissable au milieu d’une partouze dans la salle rouge du festival I Love Techno. La pop acide un peu grasse de The Womb introduit tranquillement la cuillère dans la bouche en oubliant un peu son rôle de titre d’intro, scotcher l’oreille de l’auditeur dans les premières minutes décisives. On aura du mal à trouver un hit intemporel de la carrure de Franck Sinatra 2001, mais 1000 Dreams rappelle curieusement l’anthem 1982 du premier album avec sa mélodie sucrée et mélancolique qui tourne réellement la clé de contact de l’album. PPPO semble avoir été volé à l’autre duo Fixmer/McCarthy, mais c’est quand même plus excitant d’entendre Kittin crier sur cette instru EBM hypnotique! Les radios pop vont se régaler avec le tubesque et volontairement naïf Suspicious Mind où le timide The Hacker se lance pour la première fois devant le micro. Caroline nous mate de derrière ses Ray-Ban, l’un des titres phares de l’album, et on a droit à quelques prises de risques comme le très dark et énervé Indulgence, le délicieusement froid Electronic City ou l’électro digitale à l’ancienne Emotional Interlude.

Rien de bien nouveau dans leur son, mais ça fait un bien fou de pouvoir apprécier à nouveau ces deux mascottes sur scène!

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