Kid Whisky – Room

Kid Whisky – Room

Kid Whisky - Room - Logos Recordings

Il commence à y avoir trop de kids à mon goût sur cette terre électronique. Mais bon. On a pris le train en marche avec Kid Loco, on s’est régalé avec Kid Chocolat, on n’a pas trouvé de point noir dans l’album de Kid Acné, on a caressé Kid Koala dans le sens du poil… On ne va pas se gêner pour se bourrer la gueule avec Kid Whisky. C’est en partie grâce au coup de pouce du grand Manitou de TheClubbing que cette chronique existe aujourd’hui. Le label macédonien Logos Recordings reste fidèle à sa réputation de spécialiste dans la découverte des jeunes talents en donnant sa chance au jeune belge Kid Whisky. Assis devant un piano dès ses 5 ans, il s’intéresse rapidement au jazz et découvre la musique électronique pendant ses nuits bruxelloises. En prenant la house comme base de travail, il décline ses idées dans un superbe premier album aux stigmates carrément electronica.

Visite guidée. HvsK prend la forme d’une deep-house éthérée avec d’évidentes influences pour Akufen et surtout Todd Edwards pour le copier-coller vocal. Le pire, c’est qu’il leur arrive bien plus haut que la cheville… Avec At The Crossroads, on se rapproche dangereusement des productions dubstep les plus profondes. On entend du Burial d’une oreille, du Boards Of Canada de l’autre, le résultat est assez fabuleux, au moins autant que This Summer In Las Vegas où le Kid excelle dans le domaine pointu de l’electronica. Un décor cosmique, des voix plaintives, un ensemble intense et organique… Bon, arrêtons les comparaisons avant que ses chevilles n’enflent pour de bon. Mais il est vrai qu’en toute humilité, il a fallu trois morceaux à Kid Whisky pour nous convaincre. Ces tracks ne servent pas de vitrine, le reste est à la hauteur : Room marrie une rythmique lourdement hip-hop et une guitare bluesy, le côté house et techno propre à Logos reprend le dessus avec Buzzinga et son groove aléatoire, et attention petit chef d’oeuvre, Emilie part.1, un petit bijou de house joviale dont les syllabes de ladite Emilie s’entremêlent, ponctuées par des jeux de cordes et interludes jazzy improbables. Kid Whisky peut virer abstract hip-hop si ça le chante avec Emilie Part.2 et Lord K, précis et bien foutu bien qu’un peu longuet. Après la parenthèse Dhin Tin qui met un pied dans le vide de la musique expérimentale, on reprend équilibre sur la corniche pour revenir à des choses pures comme cette autre performance electronica Nibriu qui laisse entrevoir une représentation de Detroit à la Jimmy Edgar (hé, on avait dit qu’on arrêtait les comparaisons!), le breakbeat enjoué et sophistiqué de Muk Mu, ou le jazzy et enfumé Gershwin.

Messieurs Dames de chez Logos Recordings, dépêchez vous de signer Kid Whisky pour une dizaine d’albums, ce garçon a un talent fou.

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