The Cinematic Orchestra – Les Ailes Pourpres: Le Mystère Des Flamants

The Cinematic Orchestra – Les Ailes Pourpres: Le Mystère Des Flamants

The Cinematic Orchestra - Les Ailes Pourpres - Walt Disney Records

Qui aurait pu deviner un jour que Jason Swinscoe et sa bande orchestreraient un jour des ballets de flamants roses? Il est vrai que leur subtil mélange de jazz et d’électronique colle parfaitement à la grâce et la légèreté de ces curieux oiseaux… Après la sortie d’un album live en 2008, les écossais de chez Ninja Tune saisissent l’aubaine de figurer au générique du tout premier film labellisé Disney Nature, maison de production basée à Paris qui projette de sortir un grand film sur une merveille de la planète par an. Pour remettre au goût du jour le reportage animalier, le succès de « La Marche de l’Empereur » mis en musique par Emilie Simon, mettait déjà l’accent sur l’importance de confier la bande-son à un seul artiste, qui peut alors se concentrer à 100% sur le projet et développer son thème. Matthew Aeberhard et Leander Ward se sont rendu au Lac Natron en Tanzanie pour observer et filmer pendant plusieurs mois les un million et demi de flamants de cette réserve naturelle surréaliste, fixant l’attention de la caméra sur un petit privilégié, de la naissance à l’âge adulte. Avec la trace rouge indélébile laissée sur la joue suite à la claque qu’il s’est prise avec le somptueux album Ma Fleur, la question cruciale de quel-son-je-vais-mettre-sur-mon-film ne se posait même plus. Jason Swinscoe était l’homme de la situation!

En dix ans de carrière, The Cinematic Orchestra n’a vraiment justifié cet adjectif qu’en 2003 en jouant live en façade du film muet russe « Man With a Movie Camera » de 1929 (album+dvd à découvrir si ça n’est pas déjà fait). Le rêve se concrétise avec Les Ailes Pourpres, et enfin leur musique en 5.1 dans l’intimité d’une salle de cinéma. Jason s’est ainsi rendu sur place pendant le tournage pour s’imprégner à fond de son sujet et continuer à exploiter l’idée de la naissance, la vie, la mort… Ses images d’une pureté ahurissante et ces scènes volées bénéficient d’ambiances comme l’intimiste First Light, l’épique Transformation (du grand Cinematic Orchestra!), le magistral Arrival Of The Birds, la salsa jazzy de The Dance ou Marabou qui ajoute une part de mystère, pour terminer sur la voix grelottante de Lou Rhodes sur Crimson Skies… En définitif, c’est rare que la simple écoute d’une Bande Originale et les frissons associés donnent autant envie d’aller voir le film!

Pour succéder à ce premier exercice plus que réussi, qui osera mettre en musique les singes, félins, fleurs et océans des prochains projets de Disney Nature?

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