Harmonic 313 – When Machines Exceed Human Intelligence

Harmonic 313 – When Machines Exceed Human Intelligence

Harmonic 313 - When Machines Exceed Human Intelligence - Warp Records

Ca y’est, Mark Pritchard a encore trouvé le moyen de développer une nouvelle personnalité en la matière de Harmonic 313. Pionnier discret mais hyperactif comme une mouche sur une fenêtre propre depuis le début des années 1990, Mark explore les styles avec à chaque fois le même feeling. Vous avez pu croiser cette vraie poupée russe avec différentes tabliers, entre autres celui de Global Communication (avec Tom Middleton), Troubleman pour ses amours house et garage, Jedi Knight ou le projet Harmonic 33 qui l’a amené sur Warp par son originalité radiophonique. Avec juste un petit 1 en plus, Harmonic 313 est un dérivé de ce dernier. A cette subtilité près, ce nombre correspond au code postal de Detroit, évoquant le respect qu’il entretient aussi bien pour J.Dilla que Kenny Larkin. Autant dire que cet album est l’union de la techno de Detroit et ce courant qu’il appelle la UK Bassline Music, déjà un mélange en soi entre hip-hop, drum’n bass et broken beat. Sans se la jouer vieux con nostalgique, il s’inspire ainsi de toutes les époques, et majoritairement de ce qui se passe en ce moment pour composer cet album à la force tranquille.

Pour commencer, Dirtbox transpire la crasse grime. Dans le même esprit, il devient l’homme qui parle à l’oreille des basses en les faisant sonner comme il veut, avec par exemple ce Cyclotron, lent, pesant, mais incroyablement intense. La puissance dégagée sur No Way Out rappelle le talent de Flying Lotus. Le genre de morceau qui, accéléré à 150bpm donne un track techno old school. Essayez un peu pour voir! A ce stade de l’album, on peut rapidement et à tort cataloguer l’artiste de gros bourrin. Mais le superbe Köln laisse les grosses basses prendre une pause café et offre des arrangements d’une beauté comparable à Burial et Boards of Canada, comme la berceuse bancale Galag-A. A condition de ne pas écouter l’album avec un son de pc portable, on remarquera qu’il y a un gros travail sur les textures. Steve Spacek est le bienvenu sur Falling Away, le genre de mariage de pop organique et expérimentale qu’on aurait aimé rencontrer plus souvent sur le disque. Vocalement parlant, on a également les figures du hip-hop Phat Kat, collègue de J.Dilla et Elzhi, ex-Slum Village qui contribuent à donner de la patate à Battlestar. Entre des interludes bien barrées en forme de baston avec un ordinateur V-Tech, Mark s’adapte à son milieu avec son déguisement de caméléon pour devenir l’une des figures actuelle du dubstep, avec un style bien à lui. Prenez ce Call To Arms, le genre de morceau mammouth qui ne peut être produit que par un mec avec autant d’expérience. Simple, répétitif, massif et qui impose le respect, à l’image de l’ensemble des quinze titres d’ailleurs…

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