James Murray – Where Edges Meet

James Murray – Where Edges Meet

James Murray - Where Edges Meet - Ultimae Records

D’abord contributeur des labels Em:t, Psychonavigation et Part2 Records, c’est très logiquement que James Murray rejoint la plante Ultimae qui pousse au fil des années comme du lierre sur un mur de briques, se spécialisant dans un son toujours plus fin et un état d’esprit zen qui le place parmi les lames les plus pointues du paysage trance et ambient français, voire international. C’est donc le premier véritable album de l’anglais influencé selon lui par les contrées industrielles de Londres. Mais sa musique est aussi noisy que mon arrière grand-mère : ce multi-instrumentiste qui avoue un penchant pour la basse électrique préfère construire des ambiances délassées qui s’apprécient sur la longueur. Enregistré en 5 ans, cet album est émotionnel avant tout, même si on peut s’amuser à y déceler des influences jazz, dub et broken beat.

Awayward habille nos tympans d’une combinaison en coton et y répand une poussière electronica comme pour mieux les préparer à ce qui va suivre. Les cordes se mettent à pleurer sur Colour Has Its Own Language, durant 9 minutes de downtempo méditatif. Le break mystique d’Outside Context Solution débouche sur une fable ambient à la fois narcotique et intense, de la même manière que sur le track Where Edges Meet, sans doute la pièce la mieux réussie du disque, seulement si le packaging est hors-concours, avec encore une fois un superbe digipack et son livret de 16 pages qui respectent la charte graphique créée par le label, presque aussi importante et spécifique que le son. Sa personnalité prend définitivement une forme électro-acoustique sur Fear of Falling et sa clarinette. On s’endormira sereinement sur le dubby Empty Spaces et un Eleven sont vous aurez du mal à distinguer le fond…

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