Haito Göpfrich – Fiat Lux

Haito Göpfrich – Fiat Lux

Haito Göpfrich - Fiat Lux - Boxer Recordings

Les pistes de danse allemandes connaissent bien Haïto pour ses sets variés, riches et à la technique irréprochable. Après quelques maxis sur des structures comme Haïkaï Music, Low Spirit, Kickboxer ou Malatoïd, cet activiste discret de la scène berlinoise propose son premier long format sur Boxer. Fiat Lux. Rien à voir avec le label house français de la fin des années 90 qui hébergeait Superfunk ou Jess & Crabbe, même si on pourrait y déceler quelques points communs en cherchant bien au milieu de certains tracks limite ‘revival’ qui opèrent un sérieux retour aux sources comme ce titre introductif I Ro Love, qui aurait pu démarrer un bon vieux set de DJ Deep. Haïto combine finement la minimale d’aujourd’hui avec un riff de guitare funky trituré, qui rappelle la house touch de nos Dax Riders!

Sans jamais être pénible et sans non plus en faire de trop, Haïto trouve le juste milieu en développant des structures nouvelles sur chaque piste. Si un club ouvrait au milieu du désert du Sahara, Pusher en serait sans doute l’un des hymnes avec cette techno discrète régulièrement interrompue par ce sample oriental à dos de chameau. Dommage que le thème principal mette 5 minutes à se manifester sur E-Love. Espérons qu’un courageux aura l’intelligence d’en faire un edit qui deviendra certainement un big tune avec cette pluie de cordes synthétiques qui sent le soleil. On aurait certainement notre mot à dire sur chacun des 11 morceaux qui composent Fiat Lux, mais évitons de raconter tout le film et restons synthétiques. Drugpeople amène une pointe d’agressivité avec son discours druggy explicite et son beat bien gras, presque hip-hop. Le fantôme de Jeff Mills n’est pas bien loin sur l’organique Disconnected (déjà sorti en maxi), et on écouterait bien la mélodie baléarique de Non Plus Ultra en sirotant un caïpirinha sur la terrasse du Café Del Mar. Haïto prend des risques pop avec The Need To Believe, sympathique mais dont la qualité du chant laisse (volontairement?) à désirer, ou le mignon et néanmoins très agréable Komm’ Mal Klar chanté en allemand. Ne laissez pas ce disque passer inaperçu svp!

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