Martina Topley-Bird – Some Place Simple

Martina Topley-Bird – Some Place Simple

Martina Topley-Bird - Some Place Simple - Honest Jon's Records

Voici un petit joyau de simplicité musicale. Simple, mais atypique, c’est le sentiment qui jaillit lorsque l’on sort de la première écoute de ce nouvel album de Martina Topley-Bird. Révélée majoritairement sur le disque Maxinquaye de Tricky (avec qui elle a longuement collaboré), la britannique possède décidément ce timbre de voix passe-partout capable d’insuffler un nouveau charme, cette rare valeur ajoutée qu’elle parvient à offrir à n’importe quel style, qu’il s’agisse de Massive Attack, Diplo, Common ou Leïla. C’est sous l’impulsion de Damon Albarn (l’homme derrière Blur et Gorillaz) qui, après l’avoir vue en live, la pousse à sortir ce disque sur son label Honest Jon’s. Some Place Simple est un recueil de chansons inédites et d’autres existantes, interprétées de manière différente, beaucoup plus intime et personnelle.

C’est parti, 37 petites minutes pour convaincre. Sur l’emploi du temps, 15 titres à écouter. Un rapide calcul sur la moyenne de la durée de chaque morceau laisse penser qu’on ne risque pas de s’ennuyer en écoutant ces élégantes poésie à la chaîne. Evidemment, Martina Topley-Bird doit être fortiche à l’heure de la berceuse, grâce à sa voix sincère et authentique qui opère sur le mignon Baby Blue. Les instrumentations sont relativement minimalistes, mais force est de constater que ça suffit largement, à l’image des tâtonnements electronica de DaDaDa, ou comment ensorceler son auditoire avec 3 syllabes! L’artiste joue sans arrêt sur sa voix, maîtrisant la superposition des boucles et l’auto-sample intelligent, comme sur le génial et sautillant Intro qui multiplie les Martina Topley-Bird, puis Ilya où ses cordes vocales jouent le traître rôle de l’instru hantée. Discrète mais charismatique, Martina rappelle les derniers trips d’Emilie Simon, en plus soulful, sur Orchids, avant d’adopter un ton plus dramatique sur Snowman. Qu’il s’agisse de Sandpaper Kisses qui marche sur des plates-bandes rock ou de la ligne de basse assez monstrueuse de Too Tuff To Die, ce disque regorge d’idées spontanées que l’on croirait couchées sur disque instantanément. Some Place Simple n’est pas un album pop majeur mais plutôt une parenthèse ouverte sur un journal intime sonore, le genre de disque dont on tombe amoureux en secret…

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