Zwicker – Songs of Lucid Dreamers

Zwicker – Songs of Lucid Dreamers

Zwicker - Songs of Lucid Dreamers - Compost Records

Zwicker est la seconde sortie de chez Compost Records qui attire notre attention cette année. Après Alif Tree, le label qu’on croyait en perte de vitesse avec l’extinction progressive du downtempo et de la house jazzy, persiste dans son style de prédilection avec de plus en plus de finesse. C’est au tour de Zwicker d’endosser la difficile responsabilité d’entretenir une pop chaleureuse et de la rêverie dancefloor avec son album Songs of Lucid Dreamers. Ce pilier de la scène de Zürich (qui compte entre autres des sorties pour BearFunk ou Get Physical) visse la casquette du producteur sur sa tête fourmillant de bonnes idées, en s’entourant de musiciens et surtout vocalistes et néanmoins amis sur chaque titre.

La douce Heidi Happy ouvre et ferme le rideau, avec pour démarrer Who You Are, un fond de house midtempo qui supporte sa voix de diva trip-hop qui rappelle immédiatement Morcheeba. Les fans du genre ne diront pas le contraire, et c’est sur un ton plus electronica qu’elle clôture cette série de collaborations, en chantant sur l’instrumentation en apparence basique de Make it Happen qui cache pourtant quelques micro-détails essentiels. Les premières notes de Wake Up confirment l’aptitude naturelle de Cyril Boehler pour ce qui est d’agripper les lobes d’oreilles de son auditoire aux speakers en l’espace quelques mesures. La voix d’Olivera Stanimirov joue alors le rôle de la carotte, et l’âne que nous sommes ne la lâchera pas des yeux, d’autant plus qu’elle apparaît comme la petite chouchou du suisse qui la choisit également sur Oddity une pop doucement funky au xylophone typiquement Compost, puis sur Strangeways, où l’on bifurque vers une ambiance un poil psychédélique, au refrain qui a tout pour faire un single. Zwicker continue de visiter le potentiel de ses invités, en conservant sa patte caractéristique. Direction la jungle avec Dragon Fly, curieuse poésie plutôt faune-et-flore par le charismatique Billy Oden. L’apprenti crooner Valentino Tomasi, l’homme qui se cache derrière Kalabrese, s’occupe de la partie italo-disco (Ping Pong Muses) à la mode en ce moment, Jamie Lloyd gémit sur la deep house de Sui’s Knee, Submarine Kabelgau évoque nonchalamment Vangelis, et nous avons même l’occasion de retrouver Matt Didemus, qui retranscrit le style synth-pop propre à Junior Boys, la voix de Greenspan en moins.

Ok, tout ça n’est pas forcément nouveau, mais la variété des featurings et la délicatesse de la production de Songs of Lucid Dreamers ont du charme à revendre…

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