Woolfy – If You Know Whats Good For Ya!!

Woolfy – If You Know Whats Good For Ya!!

Woolfy - If You Know Whats Good For Ya!! - Rong Music

Simon James a été bercé entre quatre murs disco, punk, électro et rock indé, ce qui explique le côté parfois crade de sa musique dans laquelle il démantèle ces genres à sa guise pour un résultat finalement très personnel. Après un premier essai l’année dernière sorti chez Permanent Vacation, son second album If You Know Whats Good For Ya!! atterrit chez Rong Music sour la tutelle du grand DFA. Woolfy propose douze titres que l’on qualifiera pour faire simple de pop discoïde, mais sans paillette et avec un esprit parfois très rock’n roll, comme le titre d’intro The Warehouse, autrement dit une ligne de basse agressive, un riff de guitare bluesy et sûr de lui qui donnent des allures seventies à cette entrée en matière.

Oh Missy attrape de justesse un métro dancefloor au profil attachant et qui sonne complètement home made, surtout lorsque les synthés eighties s’emballent comme un tuyau d’arrosage mis sous pression. La personnalité funky de Woolfy se dégage plus qu’ailleurs sur la mélodie grasse de That Lady qui se prostitue pour s’attirer les désirs de ce chant explicite, ou sur l’enjoué Odyssey. Sans s’éloigner d’un fil rouge solidement accroché à sa ceinture, le britannique s’autorise des écarts old school avec le cosmique Loa The Disco et ses faux-airs de Moroder. Certaines chansons comme Looking Glass ou Sonic Monday (sur lequel il oublie de chanter juste) collent bien à l’ensemble, bien qu’un peu trop naïfs. Par contre, si les ambassadeurs du rock électronique couraient une étape de la grande boucle, Woolfy serait dans la roue de Soulwax ou LCD Soundsystem, près à les doubler sur la ligne avec l’excellent Hesitation. Comme sur Oh Missy, ses lamentations et cris lointains accentuent la mélancolie digitale de Two Far Gone, que l’on retrouve mise en valeur trois chansons plus loin. Effectivement, La jolie ballade Pink Champagne en forme de générique de fin d’un film romantique pour adolescentes boutonneuses ne cloture pas tout à fait l’album. Woolfy juge bon d’ajouter deux remixes jouissifs, dont The Warehouse transformé en turbine new wave épique par Lee Douglas et Two Far Gone, revu par Carlos Hernandez qui signe paradoxalement le meilleur morceau du disque avec sa house jazzy et sensuelle entre Kevin Yost et Moody Mann!

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