!!! – Strange Weather Isn’t It?

!!! – Strange Weather Isn’t It?

!!! - Strange Weather Isn't It? - Warp Records

Boom Boom Boom! Après un Myth Takes quasiment irréprochable sorti il y a trois ans, les trois points d’exclamations refont surface dans la catalogue Warp avec Strange Weather Isn’t It, quatrième album plus dansant que jamais. Le quart de l’opus a été enregistré à Berlin, et le choix de cette capitale du clubbing à l’aura magique et contagieuse n’est pas innocent. Pas seulement pour faire comme tout le monde mais aussi pour dynamiser leur image punk/funk (terme qui les suit à la culotte depuis leur premier album en 2003), le groupe investit le sous-sol d’un club pour jammer tranquillement, captant ainsi l’énergie dégagée par l’environnement. Mais tout part d’une mauvaise nouvelle : le titre fait référence au départ de trois membres clés de la bande, laissant un peu les autres sur le carreau, qui s’en sortent pourtant admirablement dans un disque où le côté minimal, chaleureux et répétitif des clubs fait la différence par rapport au reste de leur discographie.

Strange Weather Isn’t It a été co-produit avec Eric Broucek, ingé son de DFA Records qui met en relief les collages pop et funky de!!!. Le groove omniprésent s’installe dès les premières notes de AM/FM, pièce rock aux guitares définitivement bien présentes, qui s’enrichit et résonne au fil des secondes. Le chanteur Nic Offer remplit parfaitement son rôle de teneur de micro, ajoutant de l’écho sur sa voix plus spontanée et impulsive que réfléchie sur The Most Certain Sure doté d’un goût disco très prononcé qui colle aux molaires, un mélange qui remue entre Underworld et Georges Clinton. Impossible de ne pas penser aux Chemical Brothers à l’écoute du dilaté Wannagain Wannagain ; big beat et ligne de basse vrombissante précèdent des longueurs psychédéliques (au sens excitant du terme) qui auront vite fait d’hypnotiser n’importe quel public un tant soit peu réceptif.
Réputés pour leurs prestations scéniques qui feraient suer un raisin sec, on les imagine déjà en train d’enflammer les salles de concert avec des chansons tubesques comme Steady As The Sidewalks Cracks, morceau au background presque deep techno si on écoute bien qui lie couplets naïfs, rythmique qui ne vous lâche plus et un refrain adorable. Plus propre sur lui, plus riche aussi, Strange Weather Isn’t It paraît moins traîné dans la boue que ses prédécesseurs (c’est une image…), et même si 9 titres c’est un peu maigre, la quantité est compensée par la qualité et ça vaut le coup d’avoir un final en feu d’artifice comme Even Judas Gave Jesus A Kiss (avec une montée jouissive!) et le massif The Hammer qui ne vous sortira pas de la transe, bien au contraire… Go!Go!Go!

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