Black Stamp – Music’All

Black Stamp – Music’All

Black Stamp - Music’All - Black Stamp Music

Attention! Music’All est l’album qui va vous faire apprécier le hip-hop français! Ne riez pas svp, jetez vos préjugés dans les toilettes, tirez la chasse, et écoutez ce qui suit. Fondé par Sidney Regal et Mickael Minacca il y a trois ans, Black Stamp Music est un label de prod qui donne rapidement naissance au collectif de musiciens Black Stamp, un crew sans limite, exhibant des orchestrations fines, tous styles confondus. C’est dans un bloc jazz que Black Stamp taille ses instrus en fonction du flow caractéristique de chaque rappeur invité, qui préfère débiter des paroles pacifiques plutôt que d’insulter la police. Mixé par Russell ‘The Dragon’ Elévado, (déjà aux commandes pour Alicia Keys, D’Angelo ou Keziah Jones), Music’All a été enregistré dans les conditions du live, avec une moyenne de pas plus de deux prises par morceau, ce qui explique peut être le côté authentique des arrangements et ce grain particulier.

L’intro donne le thème : un truc instrumental super jazzy, avec un beat downtempo qui se la coule douce sur les cuivres. Busta Flex et Karl The Voice sont les premiers à rappeler que le jazz apporte énormément au hip-hop. Un rap qui conserve le flow violent à la française, mais qui pourtant fait l’éloge de la musique, contrastant avec un refrain mélancolique et la légèreté de l’orchestration. Feniksi propose son ragga avec de vrais morceaux de blues à l’intérieur et du coulis de funk par dessus. Avec Mix it Up, Soklak et Brian Lucas font du Hocus Pocus en plus élégant, avec toujours des paroles simples qui feront l’unanimité. Le morceau Une Larme peine à convaincre et tombe dans certains pièges, comme la performance de Marco Polo, mais le vétéran Oxmo Puccino rassure avec ses lyrics faits de vérités générales, une fois de plus appuyé par le soulman Karl the Voice, qui a contribué aux bonnes heures de la house à la fin des années 90. Mihuma se permet un slam qui impose le respect avec Si j’étais Peintre, Sir Samuel ouvre une parenthèse de reggae estival qui fait plaisir à entendre, et on s’arrêtera aussi sur Don’t Let me Down, R’n B soulful qui a le mérite de suivre le fil conducteur tendu par toutes ces instrus agréables. Les illuminés Black Stamp ferment le rideau comme ils l’ont ouvert, en laissant un délicieux goût de piano-bar urbain sur le palet.

Si vous accrochez sur cet audacieux projet et que vous en voulez plus, surveillez leur prochain spectacle suivi du dvd!

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